(english version below)
Donner à voir le plus insignifiant
Des coquilles, des élytres et des fourmis
Des merveilles de la nature à préserver

Hélène Lacquement cherche à mettre en valeur ce qui est le plus anodin et souvent peu considéré dans la nature, loin des bestiaires majestueux des savanes ou des tropiques. Ce qui la fascine ce sont les fourmis, les graines ou les coquilles vides d’escargots. La grande galerie de l’Evolution à Paris nourrit son imaginaire, également influencé par son premier parcours professionnel de biologiste. Les souvenirs entomologiques de Jean Henri Fabre ou les forêts de carton « propices à l’échappée mentale » d’Eva Jospin se mêlent à ses souvenirs d’enfance dans le jardin familial.
Fascinée par le papier, elle ressent le besoin de s’exprimer et d’expérimenter avec ce matériau récupéré, issu de nos déchets. Avec des gestes de précision, découpé, encré ou marouflé, associé à des techniques mixtes, le papier prend du volume, se transforme en choses précieuses : cuticule d’insecte, racine, élytre de scarabée… L’artiste crée également des papiers à partir de plantes, combinant ces fibres aux papiers industriels, aux végétaux ou à l’aquarelle. Elle donne naissance à un réseau complexe et dynamique, un véritable écosystème qui brouille les pistes entre nature et artifice, qui révéle nos souvenirs, nos répulsions ou nos fascinations à l’égard du vivant. “Un travail en résonance avec les préoccupations actuelles sur l’avenir de la planète” selon Anne Devailly. Anne Devailly .

Hélène Lacquement seeks to highlight the most trivial and often overlooked aspects of nature, far removed from the majestic bestiaries of the savannahs or the tropics. She is fascinated by ants, seeds and empty snail shells, reminiscent of childhood memories.
Experimentation and technical innovation are at the heart of her artistic approach, which often features recycled paper. Paper is an essentially paradoxical material: fragile and durable, of plant origin, it carries infinite human stories. With precision gestures, cut, inked or marouflaged, combined with mixed techniques, paper takes on volume, becoming insect cuticle, mycelium or elytra. Playing with formats, the white of the paper or walls becomes a showcase for delicate, refined and colorful things. Blurring the line between nature and artifice, the artist reveals our memories, repulsions and fascinations with living things. According to Anne Devailly (1), her work « resonates with current concerns about the future of the planet ».
1- Anne Devailly, Les 30 artistes 2022, Artistes d’Occitanie, 2022.




